Par leurs esthétiques plurielles, Carole Rieussec et J-Kristoff Camps créent
un labyrinthe sonore à entrées multiples. Ensemble et séparément il/elle glisse
de l'acousmatique à l'improvisation et au "théâtre sonore" en passant
par l'art radiophonique, l'installation, la performance.
Ces glissements prennent la voix, l'espace et l'objet comme variables
et couleurs de leurs écritures sonores. Il/elle multiplie les propositions formelles
que ce soit à l'extérieur, dans l'espace public, ou à l'intérieur, dans l'espace scénique.
Cette prolifération et ce goût pour le floutage des frontières,
induit une liberté stylistique en perpétuel mouvement.

Au fil des années,
il/elle ont réuni des artistes autour

— de leur "théâtre sonore" comme le jongleur Gérard Clarté, la danseuse Nido Uwera, le comédien Christophe Guétat, le vidéaste Jérémie Scheidler, le scénographe Daniel Fayet, la scénariste Julie Gilbert, la performeuse Enna Chaton…
— ou en association libre dans le cadre de leur pratique d'improvisateur/trice comme avec le saxophoniste Daunik Lazro, la chanteuse Catherine Jauniaux, le tubiste Carl Ludwig Hubesch, l'accordéoniste Ute Volker, le platiniste Martin Tétrault, le clarinettiste Xavier Charles, l’artiste sonore Diane Labrosse, les cinéastes Kris Auger et Pierre Hébert…
— ou comme compositeur/trice avec Didier Aschour (Dedalus), Christophe Roy...
— au sein du collectif sonorités, il/elle collabore avec les poètes sonores tels Anne-James Chaton, Emmanuel Adely, Jérome Game, frédéric dumond.

"Nous aimons, sur de longues durées, tisser un temps mêlant l'écrit et l'improvisé. L'improvisation, nous nous y sommes engouffrés dans les années 1990 avec nos "dispositifs électroacoustiques", cherchant non pas à plagier l'instrument, mais à déplacer le studio et ses logiques sur scène. Nos tables de jeu rassemblent machines électroniques, microphones, instruments "classiques" et divers objets de la vie quotidienne. Ces objets font référence aux cabines de prises de sons où les sonorités se créent à partir de matériaux les plus divers. Nous sommes attiré.e.s par toutes ces "choses" productrices de son, de sens et de magie potentielle. Nous aimons enregistrer des sons, des paysages puis les diffuser, les mixer, les transformer en direct.
La voix enregistrée est notre catalyseur d'expérimentation poétique, grâce à elle, nous faisons monter beaucoup de monde sur scène, ces voix placent bien souvent la société au cœur de nos dramaturgies.
Notre esthétique est celle de l'opaque et de la créolité.
C'est entre les langues que nous rêvons et créons d'un même élan.
Obstinément, nous désirons faire entendre la rumeur du monde : l'illusion sonore est convoqué dans ce rêve poétique" Kristoff K.Roll

Il/elle joue régulièrement en France et à l’étranger

Musique Action à Vandoeuvre-lès-Nancy, Festival Victo au Québec, Festival Densités à Verdun puis Fresnes-en-Wöevre, Festival Longueur d’ondes à Brest, Festival Fruits de Mhère, Présences électroniques au 104 à Paris, Festival Musica Genera à Szczecin, Festival Résonance à Nantes, Festival Radiophon’ic à Bruxelles, Festival Aarhus au Danemark, Festival international du Film de Locarno, Festival Le Lem à Barcelone, Festival LUFF à Lausanne…
et
Palais de Tokyo à Paris, Stedelijk museum d’Amsterdam, le lampo à Chicago, la cave 12 à Genève, Logos Fondation à Gand, le Théâtre du Lierre à Paris, Les instants chavirés à Montreuil, galerie Harvestworks à New-York, Le Temple Allemand à La Chaux de Fond, Alte Schmiede à Wien, Théâtre du Saulcy à Metz, Le musée d’Art Moderne et contemporain de Strasbourg, Maison de la poésie à Paris, Le Pannonica à Nantes, La maison de l’image et du son à Villeurbanne, La Friche à Marseille, le 102 à Grenoble, … des créations pour la radio WDR de Cologne, la NDR de Hambourg, Radio Libertaire à Paris, Radio Pays d’Hérault, France Culture, l’émission « A l’improviste » d’Anne Montaron sur France Musique, Radio WCKR (Université Columbia) à New-York, …

— Kristoff K.Roll par Léa Bismuth, critique d'art